Marche de commémoration
Les différents intervenants qui se sont succédés à la tribune ont insisté sur le lien entre le commerce des esclaves, la colonisation et le racisme anti noir très répandu en Allemagne. Ils ont exigé au gouvernement fédérale allemand la reconnaissance des génocides et crimes contre l'humanité commise par l'Allemagne coloniale en Afrique. Ils ont en outre exhorté le gouvernement fédéral à soutenir politiquement et financièrement le projet d'édification de
monuments et centres de documentation en mémoires des victimes africaines de la colonisation, de l'esclavage et des violences racistes.
Dans le cadre de la campagne internationale „Droit à la Mémoire et Devoir de Mémoire“ initiée par la Conseil Mondiale de la Diaspora Panafricaine et son Coordinateur International le Professeur Kapet de Bana à l'occasion du 120e anniversaire de la conférence du partage de l'Afrique à Berlin (conférence du Congo), le Comité pour l'édification du Monument Africain de Berlin et le comité d'accueil et d'organisation de la conférence de Berlin pour l'édification du „Monument pour la Réparation, la Paix et la réconciliation universelle avec l'Afrique" ont organisé le Samedi 28 Février à 11 heures à Berlin une cérémonie du Souvenir à la Mémoire des victimes africaines, de l'esclavage, de la colonisation et de la violence raciste.
Après le dépôt d'une Gerbe de fleur devant la plaque commémorative du partage de l'Afrique sise à la Wilhelstr. 92 (92 Rue de Wilhelm) à Berlin, les participants ont organisé une marche silencieuse jusqu'à la porte de Brandebourg, centre névral de Berlin.
KADIB |
Berlin, 28.02.2009
Moctar Kamara, Coordinateur du Comité, initiateur de cette marche de commémoration a dans son allocution fustigé la „discrimination victimaire“ dont sont l'objet des africains et personnes d'ascendance africaine tous victimes des tragédies historiques tel que la "traite négrières", le commerce des esclaves et de la colonisation déclarés par l'ONU comme crime contre l'humanité. Il n' y a pas , dit -il, de raisons qu'il y ait des monuments et centres de documentation pour les juifs, les Sinti et Roms, les homosexuels et les déportés allemands de la seconde guerre mondiale et qu'on refuse le devoir de mémoires aux victimes africaines et des personnes d'ascendance africaine.
Le député du parti politique allemand "Die Linken“ Evrim Baba empêché, a assuré au comité le soutien du parti et la disposition à rencontrer les représentants du comité. Madame Taina Gärtner, membre du groupe des verts, un autre parti politique allemand qui a soutenu l'édification de la plaque commémorative de la conférence de Berlin, située dans la Rue de Wilhelm (Wilhelmstr. 92) a aussi assisté à la cérémonie du Souvenir.
La marche de commémoration aux victimes africaines du commerce des esclaves, de l'esclavage, de la colonisation et de de la violence raciale se déroule tous les ans le dernier samedi du mois de Février.
La prochaine marche est prévue le 27 février 2010 à 11 heures. Le point de départ étant comme d'habitude
Wilhelmstr. 92, Berlin, emplacement de la plaque commémorative de la conférence de Berlin (15. Nov. 1884 - 26. Februar 1885).